jeudi 23 juin 2011
lundi 30 mai 2011
"Dimitrie Cantemir et son héritage spirituel en Russie"
Attendant le droit de reproduction dans les pages de ce blog, nous souhaitons signaler le texte « Dimitrie Cantemir si mostenirea sa spirituala în Rusia » [« Dimitrie Cantemir et son héritage spirituel en Russie »] de Mihail R. Rîjenko, directeur des Archives russes d’Etat, publié dans la section « documents anciens » de la revue Biblioteca Bucurestilor, janvier, 2011 (traduction de Florentina Marin).
En ligne à l’adresse suivante : http://www.bibliotecametropolitana.ro/Uploads/ianuarie2011.pdf
On y remarque l’attention particulière que l’auteur accorde à l’enseignement académique dans la capitale ottomane et plus particulièrement à l’éducation du prince Cantemir qui fréquentait l’Académie du Patriarche. Mihail R. Rîjenko se propose également de rappeler à cette occasion l’état des manuscrits de Cantemir en Russie.
Un détail échappe néanmoins à sa vigilance : la permission demandée par le prince au tsar le 23 novembre 1719 de s’inscrire à l’Ecole d’anatomie n’est qu’un jeu de mots, allusion amusante à son prochain mariage avec la belle et jeune Anastasia ....
mercredi 27 avril 2011
Colaboratorilor din Republica Moldova !
De aproape o lune de zile n-a apǎrut nimic nou în paginile blogului Cantemir. Motivul ar fi acesta : dorinta noastrǎ nu este de a rǎspunde imperativului « scrieti, numai scrieti », ci de a servi nevoia cît mai practicǎ de dialog si de schimb de informatii între cei interesati de acest domeniu.
Altfel spus, dorinta noastrǎ este sǎ alimentǎm acest blog cu informatii despre actualitǎtile si noutǎtile ce privesc studiul Cantemirestilor si al epocii lor. Specialistii din Republica Moldova au în acest sens un cuvînt important de spus datoritǎ cunostintelor profunde privitoare la princepele învǎtat si la familia sa si, mai ales, a pozitiei lor culturale aparte la intersectia traditiilor cercetǎrii românesti si rusesti, acestea din urmǎ încǎ prea putin cunoscute în România. Contactele cu cîtiva specialisti din aceastǎ zonǎ (sotii Esanu, Victor Tvircun, Victor Ghilas si altii )sînt desigur încurajatoare.
Folosim ocazia acestei scurte pauze în existenta blogului Cantemir pentru a reînnoi apelul nostru cǎtre istoricii (si numai cǎtre ei) din Republica Moldova de a colabora la acest blog, trimitindu-ne orice informatie privind noile contributii si manifestǎri cantemiriene, inclusiv în istoriografia mai largǎ din spatiul rǎsǎritean, din Ucraina, Rusia etc.
Faptul ca blogul Cantemir inregistreazǎ în decurs de numai cîteva luni de la aparitie peste 2000 de conexiuni e poate un semn promitǎtor al utilitǎtii unui asemenea mod de comunicare în era noastrǎ a internutului.
vendredi 18 mars 2011
«Эпистолярное наследие Дмитрия Кантемира. Жизнь и судьба в письмах и бумагах»
Victor Tvircun a apporté depuis plusieurs années de nombreuses contributions à l’étude de la vie et de l’œuvre de Cantemir, la plupart fondées sur des recherches assidues dans des fonds d’archives. À la liste de ses travaux (voir la bibliographie dans la liste de nos collaborateurs) s’ajoute récemment un nouveau livre. En attendant avec le plus grand intérêt de le consulter, nous souhaitons pour l’instant relayer ici l’annonce en russe de la parution de cet ouvrage.
C’est aussi l’occasion de rappeler l’importance des contributions à l’égard des Cantemir publiées en Russie et de renouveler l’appel à nos collègues russes de collaborer à ce blog en nous signalant d’autres publications ou manifestations autour de Cantemir.
Source : http://kp.md/daily/24242/441228/
jeudi 10 mars 2011
Paul S. Spalding, Seize the Book, Jail the Author. Johann Lorenz Schmidt and Censorship in Eighteenth-Century Germany, Purdue University Press, 1998 (suite)
Paul S. Spalding, professeur de religion à Illinois College (Jacksonville, IL), l'auteur du livre signalé précédemment dans ce blog, a eu l’amabilité de répondre à notre question et d’apporter ces quelques précisions sur les circonstances dans lesquelles Lorenz Schmidt a eu connaissance du livre de Cantemir :
« Il est connu que la ville de Hambourg (la place d’exil de Schmidt) était un endroit important pour les débuts des études allemandes sur l’Islam. Le pasteur Abraham Hinckelmann (1652-95) y a déjà publié une édition du Coran en 1694 (Al-coranus sive lex islamitica Muhammedis (Hambourg: Schultz-Schiller). Le protecteur de Schmidt, Hermann Samuel Reimarus, était professeur de langues orientales (dont l’arabe) et a employé Lorenz Schmidt en tant que professeur pour ses enfants. (À ce sujet, voire mon article cosigné avec mon épouse, Almut Spalding : "Der rätselhafte Tutor bei Hermann Samuel Reimarus" [Le professeur mystérieux chez Hermann Samuel Reimarus], Zeitschrift des Vereins für Hamburgische Geschichte, 87 (2001): 49-64).
Reimarus a acheté la traduction de Cantemir pour sa bibliothèque personnelle, selon le catalogue de vente aux enchères de la bibliothèque, Auktionskatalog der Bibliothek von Hermann Samuel Reimarus, éditeur Johann Andreas Schetelig, 2 tomes (Hambourg 1769-70, réimpression Hambourg 1978), tome 2: 121, numéro 1809: "D. Kantemirs Geschichte des osmanischen Reichs. Hamb. [1]745. Mit Kupf. [mit Kupferstich/ avec gravure en cuivre] Fr.R. [Franzbandrücken/ reliure en cuire de veau]." Il est bien possible que Reimarus lui-même ait initié Lorenz Schmidt à l’œuvre de Cantemir. »
Nous remercions vivement le professeur Paul S. Spalding pour son aide précieuse.
mercredi 9 mars 2011
Le portrait dit de Cantemir au Musée national d’histoire de Roumanie, à Bucarest
Ce n’était pas une véritable énigme ! Ni une raison d’inquiétudes ! Le portrait dit de Cantemir conservé jusqu’en 1973 au Musée des beaux-arts de Rouen n’est pas perdu ! On a tout simplement perdu ses traces.
Après une longue correspondance avec le Musée des beaux-arts de Rouen, avec les responsables de la base Joconde et avec le Musée national d’art de Bucarest, nous recevons une lettre du directeur du Musée national d’histoire de Roumanie de Bucarest qui nous informe que le tableau se trouve dans les collections de ce musée depuis… 1975. Dans les années 1970, le Musée national d’histoire de Bucarest a mené des négociations avec le Musée des beaux-arts de Rouen qui a cédé ce portrait d’une extraordinaire importance pour l’histoire roumaine en échange d’une toile de l’artiste Georgeta Nàpàrus (1930-1997).
Le Musée national d’histoire de Roumanie est actuellement fermé pour des travaux, mais on peut espérer qu’à son ouverture le tableau retrouve sa place dans la présentation permanente.
Une toile de cette appréciée artiste : Masquerade
samedi 5 mars 2011
« Seize the Book, Jail the Author ». Un livre entier sur un traducteur de Dimitrie Cantemir!
Paul S. Spalding*, Seize the Book, Jail the Author. Johann Lorenz Schmidt and Censorship in Eighteenth-Century Germany , Purdue University Press, 1998, XVI-347
Ce n’est pas un livre récent. La qualité de fraîcheur revient à un autre livre du même auteur :
Malheureusement, le héros du livre paru 12 ans avant n’est pas aussi connu que l’extravagant marquis de Lafayette! Malheureusement, aussi, ce livre échappé à la vigilance des spécialistes de Cantemir. Nous avons ébauché en 1986 un portrait de Johann Lorenz Schmidt à partir des quelques informations puisées dans des anciens dictionnaires :
“ Despre Johann Lorenz Schmidt, traducătorul Istoriei Imperiului otoman ”, dans le vol. Interferenţe culturale româno-germane = Rumänisch-Deutsche Kulturinterferenzen, éd. A. Corbea, O. Nicolae, Iaşi, Universitatea A. I. Cuza, 1986, p. 166-168.
Il nous a semblé important alors de connaître le profile intellectuel de celui qui a traduit en allemand l’Histoire de l’Empire. Or, depuis 1998 il existe un ouvrage brillant sur cet auteur considéré mineur mais qui a eu à son temps une certaine réputation pour avoir attiré les foudres du conseil impériale censé de la censure des livres dans les terres du Saint Empire romain germanique ! L’accusation porté à son égard constitue d’une manière suggestive le titre même du livre et résume bien l’esprit d’un auteur audacieux et rebelle, qui avait inquiété un instant les gardiens des sacro-saints dogmes religieux au début du XVIIIe siècle !
Le livre de Paul S. Spalding n’apporte pas les détails qu’on aurait espérer trouver sur les circonstances qui ont conduit Lorenz Schmidt à se pencher sur la traduction de Cantemir. Peut-être, les archives consultées n’offrent pas des précisions à ce sujet. L’objectif majeur du livre est de pénétrer à travers la biographie du traducteur dans les arcanes de la censure allemand au début des Lumières. Mais en même temps, pour le fait d’éclairer la biographie du traducteur d’un ouvrage important de Cantemir, cette magnifique contribution mérite trouver sa place dans la bibliographie des écrits sur Cantemir.
* Paul S. Spalding is the Joel Scarborough Professor of Religion at Illinois College in Jacksonville , Illinois , and an officer of the American Friends of Lafayette.
Inscription à :
Articles (Atom)
